top of page
  • Solenn PIN

Les hormones féminines

SPM, fatigue, irritabilité, cycle irrégulier, douleurs menstruelles, baisse de la libido, troubles de la fertilité....... Et si vous aviez un déséquilibre hormonal ?

Connaissez-vous les 2 grandes hormones qui dominent votre système hormonal ? Quels sont leurs rôles ? Quels peuvent être les signes d'un déséquilibre ?



Les 2 grandes hormones sexuelles de la femme sont les oestrogènes (ou estrogènes) et la progestérone.

En tant que femme, il est important de comprendre comment notre corps fonctionne. Certains déséquilibres peuvent être liés à nos hormones sexuelles ! Les connaître peut aider à mieux appréhender les choses.


Les hormones sexuelles : les oestrogènes et la progestérone

Les hormones sont fabriquées par les glandes du système endocrinien puis libérées dans le sang. Véritables messagers de l’organisme, elles se fixent temporairement sur des récepteurs spécifiques dans l’organisme pour activer certaines fonctions dans les cellules et tissus cibles.


Produites toutes les 2 par les ovaires, elles fonctionnent à des moments différents, sur des récepteurs différents et avec des actions différentes spécifiques. L’équilibre et l’harmonie dépendent de la juste sécrétion de ces 2 hormones. Tout symptôme témoigne d’un déséquilibre entre les 2, l’une venant prendre le pas sur l’autre.


Les oestrogènes, hormones de la féminité

Ils regroupent plusieurs hormones : œstradiol, œstrone, oestriol.

  • l'œstradiol : sécrétée de la puberté jusqu’à la ménopause

  • l'œstrone : peu présente

  • l'oestriol : pendant la grossesse

Les oestrogènes sont fabriqués dans les ovaires. Leurs récepteurs sont dispersés un peu partout dans l’organisme : les seins, les organes génitaux et autres tissus. Leur emplacement, leur nombre et la sensibilité aux récepteurs sont dépendants de nos gènes. De leur répartition dépend notre sensibilité aux variations hormonales dont le fameux SPM et la ménopause !


Le rôle des oestrogènes

On les appelle les hormones de la féminité car ils favorisent :

  • le développement des glandes mammaires,

  • la modélisation du corps,

  • le développement du vagin et de l’utérus,

  • la pilosité au moment de la puberté.

Les oestrogènes soutiennent aussi :

  • la croissance et la minéralisation des os,

  • la stimulation de la synthèse des protéines avec l’hormone de croissance, l’insuline et les hormones thyroïdiennes.

Ils ont aussi une action stimulante sur le cerveau, et abaissent le taux de cholestérol sanguin. Ils ont donc un effet protecteur sur le risque des maladies cardio-vasculaires.


A chaque cycle menstruel, ils permettent la croissance de l’endomètre et stimulent l’ovulation.


Le déséquilibre en oestrogènes

Il peut arriver qu'un déséquilibre s'installe et que notre corps fabrique trop ou pas assez d'oestrogènes par rapport à la progestérone. Nous sommes alors en situation d'hyper-oestrogénie ou d'hypo-oestrogénie.


Cette situation inconfortable peut être influencée par différents facteurs comme :

  • une inflammation

  • une alimentation non adaptée

  • un microbiote déséquilibré

  • une détox hépatique perturbée

  • la pollution

  • les perturbateurs endocriniens

  • le stress

  • …..

Les signes d'une hyper-oestrogénie

Certains signes doivent vous alerter d'une éventuelle hyper-oestrogénie :

  • des cycles menstruels longs, irréguliers

  • des caillots sanguins lors des règles

  • des spottings

  • des règles abondantes

  • des douleurs pendant les règles

  • la peau grasse

  • l'acné

  • les kystes ovariens

  • les fibromes

  • le SPM avec maux de tête, rétention d’eau, nausées, douleur mammaire

  • l'endométriose

  • les troubles de l'humeur, irritabilité

  • le risque de fausse couche

  • la prise de poids...

Les signes d’une hypo-oestrogénie

Un déficit en oestrogènes est lui associé à des troubles du climatère autour de la ménopause et d'autres signes du SPM :

  • des cycles courts, aménorrhées

  • la sécheresse vaginale

  • l'absence ou peu de glaire cervicale

  • la peau sèche

  • le risque augmenté de maladie cardio-vasculaire

  • le risque augmenté d’ostéoporose

  • les bouffées de chaleur

  • les sueurs nocturnes

  • les troubles de l’humeur, irritabilité

  • une baisse de la libido

  • une prise de masse grasse autour du ventre

  • les troubles du transit

  • les troubles de la fertilité.....

La progestérone, hormone de la grossesse

Produite par les ovaires, la progestérone signifie “pour la gestation”. Elle favorise la grossesse et aide à rester zen pendant cette période. Elle est sécrétée par le corps jaune provenant de la transformation du follicule dans les trompes.

Les récepteurs à la progestérone sont répartis un peu partout dans le corps.


Le rôle de la progestérone

Elle permet le développement de la grossesse en rendant la muqueuse de l’utérus accueillante pour l’embryon, préparant ainsi la nidation.

Elle permet aussi à la glaire cervicale de s’épaissir, barrière que les spermatozoïdes devront franchir.


La progestérone agit sur les tissus des organes où elle a des récepteurs, à l’opposé des oestrogènes. Elle apaise les douleurs mammaires et stabilise la croissance de l’endomètre à l’issue de l’ovulation.

Elle a aussi des effets sur la peau pouvant favoriser l’acné, sur le sommeil et le moral. Elle a aussi un effet sédatif !

Elle favorise aussi la diminution de la perméabilité vasculaire avec un effet anti-œdémateux et le métabolisme des glucides et des lipides.


Le déficit en progestérone

Un déficit de progestérone, par excès d’oestrogènes, est associé au SPM, des troubles du cycle menstruel avec douleurs, des règles abondantes, des fibromes.


Les signes d’un déficit en progestérone seront sensiblement identiques à ceux cités en cas d'hyper-oestrogénie et inversement, un excès de progestérone sera lui associé à une hypo-oestrogénie avec les signes énoncés précédemment.


Comment trouver le juste équilibre ?

Comme évoqué, plusieurs facteurs peuvent influencer l'équilibre hormonal. S'il nous est difficile d'agir sur certains d'entre eux comme la pollution et les perturbateurs endocriniens, nous pouvons agir sur l'alimentation et ainsi limiter l'inflammation, favoriser une bonne détox hépatique, mieux gérer son stress et prendre soin de son microbiote.

38 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout
bottom of page